Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 14:50

Cela fait des semaines que le Sénégal renoue avec l’obscurité totale. La faute, selon l’Etat et la Sénélec, incombe à l’utilisation d’un mauvais fuel qui a grillé les machines de production. Inquiété par les émeutes populaires, le gouvernement se décide à se présenter devant les pseudos défenseurs des intérêts de la masse pour des explications tirées par  les  cheveux.


De l’autoglorification. Rien d’autre que de l’autoglorification.  Voila la quintessence de la session extraordinaire qui s’est tenue la journée du 21 juillet à l’Assemblée nationale sénégalaise. D’une part, des députés qui se félicitent d’avoir initié une séance d’exorcisme jamais organisé au sein de ce haut lieu d’applaudissement et de félicitation et, d’autre part un ministre qui s’enorgueillit  d’avoir pris les choses en main après un catastrophe qu’on voyait venir, même de l’extérieur. Je ne parlerais point de mesures que le gouvernement doit prendre pour nous sortir des ténèbres encore moins de  la date à laquelle la situation se rétablira. Parce que comme le député Cheikh Abiboulaye DIEYE,  je ne crois nullement à leur agenda. Je veux juste parler d’élégance républicaine, de respect dû aux citoyens.

M. Samba Diouldé THIAM, député de la mouvance présidentielle, a résumé dans son intervention la pensée populaire « Monsieur le ministre, Vous devez impérativement partir par devoir et par responsabilité, coupable ou non, si vous pouvez encore servir à quelque chose et si vous avez du sentiment et de l’estime pour le président de la République, votre protecteur. Ce départ est une question d’ordre publique, de salubrité démocratique et de sauvegarde politique du régime de l’Alternance. La crédibilité du président de la République qui vous a couvé et vous a tout accordé et la confiance des populations à l’égard du régime sont en jeu. Votre maintien ainsi que celui de vos semblables risquent d’entraîner la perte du régime installé en 2000. Vous êtes le symbole de l’échec, de la douleur, du ressentiment, de la violence et du désordre économique, social et politique.»

 L’attitude du ministre Samuel SARR et du DG de la Sénélec M. Seydina KANE montre, si besoin en était, la désuétude  des valeurs sur lesquelles s’adossait la société sénégalaise notamment « le jom, le ngor et le fouleu ».

Samuel SARR doit démissionner du fait qu’il est incapable de mettre en œuvre une politique énergétique et de gérer les attributions du ministère conformément au décret n° 2003-732 du 26 septembre 2003. En effet,  le Ministère de l’Energie est chargé, entre autres, de la politique d’approvisionnement du Sénégal en énergie et, à ce titre, il exerce la tutelle sur les sociétés du secteur parapublic dont l’activité est l’importation, l’exportation ou la commercialisation des hydrocarbures. Il favorise le développement des énergies renouvelables et est chargé de la recherche et de la diffusion de technologies adaptées dans ce domaine. La responsabilité de Samuel SARR est donc engagée dans cette affaire de fuel qui est à la source des délestages même s’il cherche, à travers des explications fallacieuses, à trouver un bouc émissaire pour se dédouaner.  

Quant au Directeur Général de Sénélec, à défaut de démissionner, on devrait le licencier et lui interdire de diriger une quelconque autre société d’Etat. Hormis, l’utilisation par ses services d’un mauvais fuel il a montré ses limites dans la gestion de cette crise en nous laissant dans la pure ignorance jusqu'à ce que les émeutes le fassent sortir de son mutisme coupable. Cette situation coutera très chère aux contribuables sénégalais.

Il est temps que chacun assume la plénitude de ses actes. Nous devons refuser cette médiocrité qui s’est emparée de nos instances de gouvernance et qui a fini de gangréner tout le système depuis l’arrivée de l’alternance. Nous avons laissé la conduite de ce pays à des incultes, faisons de sorte que cela ne se reproduira plus. En 2012, nous devrons juger à partir de contenus programmatiques.  Ce qui se passe actuellement dans ce pays traduit aussi notre incompétence à choisir des gouvernants responsables, travailleurs et honnêtes.

 

Par moussa kane
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 13:08

Samedi 3 juillet 2010, le Ghana, seul espoir africain, affronte l’Uruguay en quart de final de la première coupe du monde en terre africaine. Après le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2000, les black stars atteignent ce stade de la compétition. Il suffit de gagner pour entrer dans l’histoire comme le premier pays africain à figurer dans le carré d’as. Le jeu en valait la chandelle. D’autant plus que tout un continent était derrière cette équipe. Tout un continent, comme un seul homme, désirait  la victoire des siens. Unis, les africains l’étaient pour un match de football. Unis, les africains doivent l’être pour le développement du continent.

                            

En effet, cette coupe du monde a montré que le continent pourrait être un. Pendant 120 minutes et le temps des penaltys les enfants du continent ont regardé et shooté dans un même sens. Et pourtant, il s’avère difficile voire impossible de réunir les africains autour de l’essentiel. La conférence de Berlin du 15 Novembre 1884 avait scellé la balkanisation du continent au profit des puissances coloniales européennes. Des décennies après, nous avons acquis le droit à l’autodétermination. Il avait fait jour, chez les intellectuels et hommes politiques,  l’idée d’une union de l’Afrique. Une union qui tarde à se concrétiser.

Pis, des velléités sécessionnistes sont notées dans les différents pays du continent. Partout, les gens du nord désirent se séparer de ceux du sud ou vice versa. Des guerres fratricides ayant abouti à des génocides sont  enregistrées. Les rebellions sont fonctions des ressources naturelles. On veut contrôler des zones aurifères ou  diamantifères, des puits de pétrole ou des champs de chanvre ou d’anacardier. Des intérêts crypto personnels minent les Etats africains. Des querelles ethniques, religieuses ou politiques peuvent basculer un pays dans des tueries qui frisent l’ignominie.

Ces maux combinaient à la mal gouvernance des Etats favorisent la dégénérescence galopante de ce continent. On ne demande pas, ici et maintenant, l’unité intégrale du continent sur les plans politique et économique. Nous croyons que nous devons aller beaucoup plus loin dans l’intégration régionale. Une fois ces pôles de développement cimentés, nous pourrons entamer d’autres chantiers par rapport à l’unité africaine. Il s’agit dans un premier temps de travailler à une intégration des peuples au niveau de la CEDEAO, du CEMAC et de la SADEC, entre autres. L’intégration économique et politique ne peut se réaliser que si les populations sentent et véhiculent un commun vouloir de vie commune.

Au Mali, le sénégalais doit se sentir chez lui. Le Guinéen ne devra plus être un étranger pour l’ivoirien. C’est seulement avec l’émergence d’une citoyenneté africaine que l’on pourra discuter d’architecture gouvernementale pour le continent. L’unité africaine est possible. Cependant, il faudra dépasser les discours et théories. Il faudra joindre des actes aux paroles. L’union ne se fera pas entre les Chefs d’Etat ou de gouvernement mais entre les peuples. La réussite de ce noble et grandiose projet dépend de son degré d’appropriation par le bas.

Les Etats doivent aller loin dans l’intégration. Qu’est-ce qui empêcherait les huit pays membres de l’UEMOA d’avoir un projet commun de central nucléaire pour venir à bout de la crise énergétique. Autant d’exemples peuvent être soulevés dans divers domaines vecteurs de développement. Mais il faudrait aussi que les Présidents et autres chefs de gouvernement se rencontrent régulièrement en dehors des sommets de l’UA. Qui a une fois vu le Président Abdoulaye WADE du Sénégal allait rendre visite au Président Blaise COMPAORE du Faso pour discuter de questions économiques ou renforcer les relations bilatérales entre les pays ?

Voila deux dirigeants qui, pour des intérêts non avoués, prennent en otage la CEDEAO. Depuis le départ de CHAMBAS, il est impossible de trouver un titulaire pour le poste de Secrétaire Exécutif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest parce qu’on ne parvient  pas à départager  le Sénégalais Abdou Aziz SOW et le Burkinabé Kadré Désiré OUEDRAOGO. Un consensus pourrait régler la discorde. Une situation qui, à la longue, pourrait détériorer le climat et l’extraordinaire feuille de route de cet outil d’intégration.

Les  dirigeants africains se snobent entre eux préférant aller faire des visites officielles dans des pays européens où on ne leur rend jamais l’honneur dû à leur rang. Nos Présidents ou Chefs de gouvernement  gagneraient plus à se fréquenter davantage que de courir derrière une invitation au G 8 ou au G 20. Des rencontres où ils se bornent à figurer sur la traditionnelle photo de famille histoire de colorer un peu une assemblée bien blanche.

Personne ne viendra nous unir. A la limite les pays développés feront tout pour nous en dissuader car notre unité est leur perte. Nous sommes un milliard et notre sous sol regorge de toutes les ressources naturelles dont les hommes ont besoins. En nous unissant, nous aurons un avantage concurrentiel sur les autres. Notre seul salut réside dans cette union. Ainsi, nous pourrons avoir voix au chapitre dans le concert des nations. 

Par moussa kane - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 16:04

Les derniers remparts de la société semblent s’écrouler. Des imams et  oulémas au palais pour chanter les louanges de Wade et inviter les sénégalais à voter pour ce dernier, c’est le plat que notre chaine de télévision publique nous a servi ce 23 juin 2010. L’Association des Imams et Oulémas du Sénégal a franchi le rubicond de la soumission. Entrer en campagne pour Abdoulaye WADE. Qu’est ce qui a pris la bande à Moustapha GUEYE pour appeler ouvertement les sénégalais à voter pour le Secrétaire Général du PDS ? Est-ce que le rôle d’un imam ou d’un ouléma est d’être la porte voix d’un politicien ou d’une tierce personne ?

Le fait est rare et mérite d’être signalé. La RTS en a fait un moyen de propagande. Médusé et surpris comme bon nombre de mes compatriotes, j’ai assisté, après le journal de la chaine nationale, à une page spéciale montrant l’Association des Imams et Oulémas du Sénégal faire l’éloge d’Abdoulaye WADE. A les entendre le Sénégal est un havre de paix, un lieu paradisiaque. Et l’auteur de ce cadre idyllique mérite qu’on lui renouvelle notre confiance. Moustapha GUEYE et ses amis souteneurs voient en Abdoulaye WADE le meilleur des Présidents parce qu’il a initié une conférence des oulémas d’Afrique, qu’il a réfectionné  la climatisation de la grande mosquée de Dakar, qu’il a construit ou participé à la construction de mosquées dans tout le pays, enfin et surtout ses libéralités ne se comptent plus.

Maintenant, ils le sollicitent pour la construction d’un complexe islamique. Certes, il est de leur droit de saisir le  Président de la République pour mener à terme ce noble projet. Lequel, sans aucun doute, participerait à former des millions de sénégalais et assurer à une communauté la liberté de culte  garantie par la Constitution du pays. Mais il était aussi de leur devoir de parler des souffrances des sénégalais ; de la hantise des banlieusards à affronter une nouvelle saison des pluies alors qu’ils vivent en ce moment même sous les eaux. Quid du paysan qui est en manque d’engrais et  ne parvient pas écouler sa dernière production, des jeunes qui ne parviennent ni à entreprendre ni à trouver un emploi.

A cela s’ajoute,  une dégradation effarante des valeurs dans ce pays. La corruption a atteint un degré extrême. Les biens communs sont accaparés par un régime qui en moins d’une décennie à créer un nouveau gotha de riche. Sans oublier que ce pays tend à devenir la plaque tournante du commerce de la drogue. 

Cette audience aurait été une occasion pour les imams et oulémas du pays de joindre leur voix à celle de la population qui réclame que la lumière soit faite sur la vente de la troisième licence de téléphonie à Sudatel. Les imams et les oulémas auraient pu être les hérauts du désespoir de la population.

Et pourtant dans leur échange avec WADE, les imams et oulémas ont tenu à rappeler qu’ils sont la continuation du message prophétique. Un représentant du Prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui) ne saurait avoir une telle posture. Le clairvoyant Imam Mouhamadou Bamba SALL, Président de l’Association pour l’Enseignement Coranique et la Culture,  nous apprend à ce propos que  «  les Prophètes par rapport à la mission qui était la leur ne s’étaient pas emmurés dans le silence, et n’ont jamais fait le black out sur les problèmes sociaux auxquels leurs peuples étaient confrontés. Ils ont combattu pour libérer leurs peuples, tout le contraire de ce que nous faisons maintenant, nous qui nous disons la voix de ce qui subissent sans pouvoir dire ». Cette invite laisse apparaitre le rôle que doivent jouer des imams et oulémas dans la société. Ils devraient être des régulateurs sociaux et adopter une  position neutre pour  nous protéger de l’arbitraire.

Après avoir perdu le soutien de la majorité des marabouts, les populations sénégalaises doivent se rendre compte que certains  imams et oulémas ne constitueront pas un bouclier entre le régime et elle. Et pourtant, les imams de la banlieue avaient suscité l’espoir en défendant la population victime des délestages et des manques d’eau réguliers.

N’est-il pas temps pour les marabouts, imams et oulémas de ne pas tomber dans le giron de la politique politicienne ? Ne devraient-ils pas éviter de donner des consignes de vote ? Considérés comme des guides de communauté hétérogène, ils devraient juste se limiter à aller choisir leur candidat ; en toute discrétion et le jour du vote.

Marabouts, imams et oulémas doivent comprendre que la religion doit jouer un rôle de défense des valeurs, de défense de la liberté des personnes pour permettre à l’homme de s’épanouir. Son rôle c’est d’aider même les politiques à avoir le sens des valeurs et de l’éthique. 

Par moussa kane
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 22:43

La modernité passe aujourd’hui par la démocratie. Et nous faisons partie de ceux qui pensent que le développement n’est possible que dans un Etat de droit. Etat où tous les individus sont égaux devant la loi avec une administration publique loyale, objective, impartiale et neutre.

Le continent africain a un choix à faire. Lequel est imminent. Ce choix traduira sa volonté d’aller dans le sens du développement. En effet, nous ne sommes pas en dehors du système mondial et ne pouvons continuer à crouler sous le poids de l’aide au développement. Et pour cela, il faudra choisir entre la République et entrer dans le concert des nations émergentes ou les « rois » pilleurs de ressources nationales.

L’Afrique doit présentement refuser la monarchisation de ses Etats. Ne nous voilons pas la face. On a dépassé le cadre des velléités. Le Royaume du Togo est déclaré depuis la prise du pouvoir par Faure Gnassimbé, le royaume du Gabon lui a emboité le pas avec Ali BONGO. L’autoproclamé roi des rois d’Afrique est tiraillé entre ses fils Seif et Hannibal Khaddafi pour sa succession. Abdoulaye WADE du Sénégal compte en faire autant avec son fils Karim et Gamal MOUBARACK pourrait succéder à son père sur le trône d’Egypte.

L’Etat africain est en crise. Ne parvenant pas à impulser le développement, celui-ci n’inspire aucune confiance aux populations. Les institutions ne sont quasiment plus respectées et des antagonismes de plus en plus visibles surgissent entre les différentes composantes de la Nation. La fracture sociale s’agrandit et une justice à deux vitesses s’installe entre riche et pauvre ; gouvernants et gouvernés.

Scandales dans les montages financiers des projets de développement, détournements de deniers publics, corruptions et concussions sont devenus  des phénomènes habituels  dans les pays africains. Est-ce qu’un tel climat peut favoriser le développement ? Non. 

 

Le développement passe aujourd’hui par la démocratie et ses corollaires notamment la liberté d’expression, la prise en compte et le respect des droits des minorités et le respect du droit à la propriété. La stabilité des pays africains et leur émergence ne seront possible si et seulement si ces principes sont réglés. La gouvernance, sous toutes ces formes, est mise en mal en Afrique. Il convient maintenant d’ouvrir des chantiers institutionnels tournés vers la valorisation des politiques de bonne gouvernance, la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et la prospérité économique. Faisons ainsi de la reddition des comptes un impératif pour toute personne en contact avec le bien commun.

 

Par moussa kane
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 09:48

Quoi de plus  extatique pour une personne  que de participer librement au choix des hommes et à la gestion de la terre qui l’a vu naître. C’est cette liberté que confère l’indépendance d’une nation. Cela fait maintenant des années que les Sénégalais naissent libres et égaux sans discrimination. Habiter Thiès, Gorée, Saint Louis, Louga ou Fongolembi revient au même. L’appartenance à une quelconque entité territoriale confère les semblables droits  qu’accorde la République. Fêter le jour où on a acquis ces faveurs renforce le degré d’appartenance à une unique et indivisible nation. Ce moment est aussi une occasion d’écouter le Président de la République faire un bilan solennel des actes déjà posés et ceux qui le seront dans un moyen terme pour la satisfaction durable des désirs et besoins des citoyens. Le 3 Avril 2009 Abdoulaye WADE s’est adressé à la nation sans pour autant persuader. Loin d’être rassembleur le message présidentiel est resté dans le spectre de la politique politicienne.

 

Le Président de la République a décidé de restreindre son front en éteignant les foyers de tension les plus acerbes. Pour cela, il faut commencer par amadouer les syndicats enseignants qui sont les plus bouillants sur le front social. WADE, avec son projet de forum national sur le statut de l’enseignant, compte se donner une bouffée d’oxygène en détournant cette catégorie de ses revendications premières qui est la source des grèves répétitives. S’il parvient  à obtenir un consensus sur ce projet le Président pourra faire différer les grèves jusqu'à la fin de ce « ndeup » du secteur éducatif.

 

L’autre catégorie sociale à museler est la jeunesse. Cette couche n’a pas fini d’en vouloir au Chef de l’Etat qui lui avait promis monts et merveilles. In fine, nada ! Les jeunes sénégalais subissent le poids du chômage. Difficile pour eux de trouver du travail après une formation professionnelle dispendieuse. Combien de diplômés sont chaque année charriés par l’école sénégalaise sur le marché de l’emploi sans aucune garantie d’emploi ou de stage ?

 

 Les entreprises privées ne recrutent guère et l’Etat peine à trouver une solution pour recruter les sans emploi de ce pays. Les projets de lutte contre le chômage crées par le régime de WADE ne sont d’aucune utilité dans la résorption du taux de chômage. Ils ont juste eu le don d’alourdir le budget du pays et de servir de point de recasement pour les militants du parti au pouvoir et de sa mouvance. A ces nombreux gouffres à milliard le Président compte ajouter un Observatoire National de l’Emploi et des Qualifications professionnelles « pour aider le gouvernement à piloter l’importante question de l’emploi des jeunes ». Ceci montre que ce régime n’a jamais eu une vision claire sur l’emploi des jeunes. Durant les neuf ans les gouvernements de WADE n’avaient aucunes politiques sérieuses et bien pensées. Il n’est donc pas surprenant que ces projets notamment le Fonds National de Promotion de la Jeunesse, l’Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes, le Service Civique National et le Programme Jeunes dans les Fermes Agricoles du Plan REVA aient échoués. Il en sera de même pour le cadet qui est l’Office pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue.

 

Il est certain que le régime libéral ne réglera pas le problème des sénégalais car pour y parvenir il faut que les solutions soient endogènes. Et ce n’est pas la mise sur pied d’un programme immobilier profitant aux seuls hommes de tenue et aux sénégalais de l’extérieur qui va nous sortir de cet imbroglio économique et social. En ce moment les sénégalais sont plutôt pour les fondamentaux de la vie. Certains n’arrivent plus à manger correctement, le vêtir est devenu un luxe et se soigner n’est plus à la portée du sénégalais lambda.  

 

Certes, le Président a compris après les résultats du scrutin du 22 Mars 2009 mais à sa guise. En effet, il a compris qu’il n’entrait plus dans les plans des sénégalais lui qui veut pourtant se voir Chef de l’Etat à vie. Que les vainqueurs se le tiennent pour dit WADE ne les laissera pas diriger les Collectivités Locales en paix. Ils devront faire face à d’innombrables obstacles. Dans son discours le Président a tracé une ligne de démarcation entre les deux administrations. Il ne leur sera rien pardonné dans leur gestion. Les élus de l’opposition devront s’attendre à des contrôles inopinés c’est toute la quintessence  de cette assertion « si d’un côté et de l’autre, Gouvernement et Collectivités locales, chacun respecte la loi et notamment les normes de gestion transparente et de bonne gouvernance, l’harmonie s’établira dans nos relations ». Cette harmonie n’est pas prêt de s’établir dans la mesure où WADE n’a pas toujours digéré les accusations de fraude lors des Présidentielles de 2007 et la lettre de l’opposition qui s’ensuivit.

 

Mais le principal hic reste le fichier électoral. Cet écueil n’est pas encore surmonté en dépit de la victoire de Benno Siggil Sénégal lors des locales. L’opposition ne fera pas l’erreur d’affirmer que le fichier est fiable du fait que c’est cette base de donnée qui sera utilisée avec quelques modifications dans trois ans et tout peut arriver entre temps. Le cas Karim WADE est présent du fait que l’opposition l’a au coin de l’œil. WADE parraine t’il   toujours son fils pour sa succession ? WADE est-il prêt à respecter le jeu démocratique ? Des interrogations qui rendent impossible un dialogue politique franc et sincère entre les deux parties. Surtout que cette opposition a pris sa revanche sur le Président de la République qui lui déniait toute représentativité au profit de celle reconnue par WADE en l’occurrence l’opposition parlementaire.

 

Du statut de l’opposition et du chef de l’opposition, il n’est pas productif de s’attarder sur ce débat du fait que WADE n’en a cure. C’est encore une fois un moyen de déstabilisation de l’opposition. Rien ne sera laissé au hasard pour fragiliser les vainqueurs du 22 Mars 2009.  

 

Les trois années qui nous séparent de 2012 seront très disputées sur le plan politique. Entre la volonté des libéraux de pérenniser leur pouvoir à tout prix et celle de l’opposition consistant à mettre fin à ce régime la bataille sera très rude et sans concession. Mais, fort heureusement le dernier mot appartient au peuple qui est seul souverain dans le choix du Président de la République.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par moussa kane
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 13:36

Ce 22 Mars 2009  les sénégalais sont appelés à une sempiternelle sollicitation électorale. Une élection qui ne devait être que locale a pris des tournures référendaires. Le peuple sénégalais, selon les tendances lourdes, a sanctionné Abdoulaye WADE et son fils Karim WADE. Comme si la question principale était pour ou contre les ambitions présidentielles de ce dernier. Le contre a littéralement gagné. Nous tenterons de donner une lecture, somme toute personnelle, de l’élection.

 

Le refus est bien sénégalais. Cette affirmation m’a valu, il y a de cela quelques mois, des récriminations de la part de certains forumistes qui avaient perdu espoir. Mais aujourd’hui mon cher peuple m’a donné raison et a envoyé des messages clairs à toute la classe politique sénégalaise. L’exception sénégalaise revit. Le peuple vient de montrer qu’il avait foi à la seule voie d’accession à une station dans une démocratie.

 

Au Président Abdoulaye WADE le peuple sénégalais lui a tourné radicalement le dos. Cette déroute électorale lui est imputable car en descendant sur le terrain pour prêter main forte à ses ouailles il est aussi comptable du résultat final. Les sénégalais n’ont pas attendu le soir du 22 Mars 2009 pour lui montrer son mécontentement. Sa campagne électorale déguisée en tournée économique a été marquée par des huées et des jets de pierres. Avec seulement neuf années de magistère WADE est passé du messie au statut de damné. Sa mauvaise politique –économique et sociale-, son refus du dialogue avec ses opposants et ses airs condescendants ont été sanctionnés par le peuple électeur. WADE doit tirer tous les enseignements de cette défaite en rendant le tablier. Il ne jouit plus de la confiance des sénégalais, qui plus est, le retour en fanfare de l’opposition dite significative lui vaudra une fin de mandat très mouvementée.

 

A son fils Karim, la réponse est très claire « fi momo ko ». Battu dans son propre bureau de vote au Point E il ne doit plus prétendre à la magistrature suprême. Le projet de legs du pouvoir ne passera point. Ce pays, ses habitants l’ont construit avec des larmes et du sang. Et ils refuseront de monnayer leurs acquis démocratiques. Oui, cette population est pauvre, meurtrie par des années de « sopi » manqué mais il tient à sauvegarder sa dignité et avoir les cartes de son destin en main. Karim WADE et sa « génération » ont beau insufflé des billets de banque depuis leurs apparitions sur la scène politique sénégalaise mais le peuple leur a montré qu’elle s’est détournée de ces méthodes archaïques et rébarbatives. D’ailleurs, ce premier test devrait être bénéfique pour Meïssa WADE du fait qu’il constitue un feedback par rapport à ses ambitions. Les sénégalais ne se laisseront pas berner par des travaux d’embellissement de sa capitale et une poignée de nouveaux jeunes riches qui, en se proclamant du concret, qualifient les actions des autres citoyens de nulle et d’une nullité absolue. WADE fils, après cette bonne baffe, doit revoir ses ambitions à la baisse et trouver un autre moyen de servir cette nation si c’est la seule chose qui lui tient à cœur car aujourd’hui plus que jamais le peuple ne  cautionnera pas une « monarchisation » du pouvoir au Sénégal.

 

Les auréolés d’aujourd’hui doivent aussi comprendre que chaque bulletin de vote acquis est à la fois une note d’espoir mais surtout un test pour 2012. Les nouveaux maîtres de la gouvernance locale doivent savoir que les maires de la Coalition Sopi 2009 sont aussi victimes de leur mal gouvernance. Beaucoup de maires de ville ou de commune d’arrondissement sont éclaboussés par les fameuses histoires de spéculation foncière qui se sont fait jour dans leur territoire. En cela s’ajoute une incapacité permanente à mettre sur pied une gestion durable et efficiente des ordures ménagères et une « cantinisation » galopante de la ville dans un souci de garnir les caisses de la mairie qui se trouve être la leur.

 

Les premières priorités résident dans l’assainissement des collectivités locales. Il ne s’agit point de venir caser des militants au chômage. Ce qui ne ferait qu’augmenter une ressource humaine pléthorique et sans apport fécondant. Les nouvelles équipes municipales devront, en sus de cela, investir les maigres moyens des Collectivités Locales dans des actions qui impacteront directement sur la vie des populations. Elles devront, en outre, éviter la paresse, la luxure et la dilapidation du bien commun. Elles doivent avoir à l’esprit et en tout temps ces dires d’Aristote « le mérite spécial de celui qui commande est la prudence. Les autres vertus lui sont communes avec ceux qui obéissent ».

 

Enfin, le peuple sénégalais a fait preuve d’une très grande lucidité et d’une maturité démocratique sans égale. Sans verser dans la violence il a utilisé à bon échéant sa seule arme valable. Le peuple a montré qu’il était souverain et refuse la sujétion. Le combat reste et demeure la protection du vote. Le choix populaire ne doit pas être confisqué par quiconque. Les premières tendances sont défavorables au camp du Président de la République et de son fils dès lors il faut aller dans le sens de verrouiller la victoire du peuple. Lequel refusera toujours les parachutages. Il faut maintenant redescendre sur terre après cette victoire historique et comprendre que Karim WADE, son père et ses souteneurs ne désisteront pas facilement. L’ambition est toujours là. Il faudra donc redoubler de vigilance pour barrer la route au successeur. Le quatrième Président de la République sera élu démocratiquement et sans entorse à la charte suprême du pays. Le peuple sénégalais refusera qu’on choisisse à sa place car le refus est bel et bien sénégalais.      


Par moussa kane
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 09:33

A quoi jouent les politiciens sénégalais? Prendraient-ils la population pour une bande d’ignare prompte à oublier tout ce qui s’est passé la veille ? Assurément que si. Et le cas Macky SALL est, à tout point de vue, édifiant. L’homme s’est aujourd’hui mué en opposant de première catégorie alors qu’il faisait partie des thuriféraires de celui qui l’a fait tour à tour Premier Ministre, Secrétaire Général adjoint du PDS et Président de l’Assemblée Nationale, de manière unilatérale.

 

Thuriféraire. Oui, thuriféraire. L’homme qui jette présentement la pierre au Président Abdoulaye WADE et son parti n’a jamais tari d’éloge à l’endroit de ce dernier jusqu’à ce qu’il sponsorise sa liquidation au sein du parti. N’est ce pas lui qui disait de WADE, lors du Congrès d’investiture pour les Présidentielles 2007 au Méridien Président : « Vous êtes pour le Sénégal et l’Afrique, ce que Napoléon fut pour la France. A chaque fois que l’on eut besoin d’un homme et d’un seul, tous les esprits se sont tournés vers vous, Maître … Comme Roosevelt qui, en 1919, tira l’Amérique de la grande récession par la politique des grands travaux, vous avez mis le Sénégal sur orbite, pour en faire un pays émergent, grâce à vos vastes chantiers qui ont fini de redonner aux éléphants leurs couleurs naturelles ».

 

La dissemblance entre ces  paroles et celles tenues aujourd’hui renseigne sur la capacité de revirement de nos politiques selon les intérêts en jeu.  Ce qui est sûr c’est que l’ex édile de Fatick est tombé sous le coup de son assertion : «l’histoire et les Sénégalais jugeront ceux dont la virulence des attaques d’aujourd’hui, n’a d’égale que l’emphase de leurs éloges d’hier. La main qui donne, dit-on, est toujours au dessus de celle qui reçoit…Ce pays, le Sénégal, est une démocratie multiséculaire, résultat d’une œuvre de construction historique à laquelle le Président Abdoulaye Wade a pris une part prépondérante». Ces propos il l’avait tenu à l’endroit de Idrissa SECK. Et il se retrouve dans la même situation. A entendre Macky SALL s’adresser à la nation toute entière on à l’impression que l’homme vient juste d’arriver dans l’arène politique. Que les sénégalais n’ont aucun paramètre pour juger son action politique. Il semble que l’homme oublie qu’il a été au premier plan dans le régime de WADE.  

 

Si les sénégalais devront juger comme il l’estime ce sera sans doute par la négative pour lui et son parti car il a, durant des années, porté le message du Pape du Sopi. Il a lui-même prononcé le discours lors de la déclassification du rapport des IGE sur les chantiers de Thiès. A la primature et devant les journalistes il a communiqué sur la non délivrance d’un récépissé au parti Rewmi de Idrissa SECK (alors que la seule déclaration du ministre de l’intérieur suffisait). Il a été témoin de nombreuses entorses à la loi, sans rechigner. Macky SALL devra surtout rendre compte des actes posés alors qu’il était Premier Ministre. En froid avec ses ex «frères » libéraux, M. SALL dénonce leurs gestions clientélistes du pouvoir, leurs pratiques qui sont aux antipodes de la bonne gouvernance. Et pourtant lui-même a été au cœur de ce système, formaté qu’il est au logiciel de gestion libérale. Il avait placé certains de ses amis à des postes juteux  [Ousmane Ndiaye aux Industries chimiques du Sénégal (ICS), Serigne Mboup à la Société des Pétroles du Sénégal (Pétrosen), Baïdy Souleymane Ndiaye au Pcrpe et Diène Faye à la Direction de l'Hydraulique]. Le fait de se décharger de tous les mandats acquis sous la bannière libérale ne signifie pas son blanchiment.      

 

Macky SALL aurait-il crée l’APR- Yakaar s’il avait continué à bénéficier de la confiance du Président de la République ? Il ne l’aurait pas fait. Macky SALL n’avait plus le choix. Pour continuer à exister en politique l’unique recours possible était la création de cette entité. Il ne pouvait plus rester dans le giron libéral du fait de sa dégringolade. Calomnié puis destitué de son poste de Président de l’Assemblée Nationale, M. SALL a suivi les traces de son prédécesseur à la Primature. Un virage forcé qui lui vaut cependant un élan de solidarité chez une frange de la population.

 

La seule lecture qui vaille par rapport à cette situation est qu’en politique les sénégalais ont la mémoire très courte. Il y a juste quelques mois Macky SALL était du côté des pestiférés et en l’espace d’un bannissement il se retrouve du côté des martyrs.

 

Il ne faut pas s’y méprendre M. SALL ainsi que tous les hiérarques du régime de Abdoulaye WADE ont des comptes à rendre aux sénégalais. Mais ce n’est pas de la manière dont veulent procéder les libéraux en instrumentalisant les institutions pour se débarrasser d’un adversaire à la veille d’une élection. Une méthode qui a le mérite de faire plus de publicité au mis en cause que son procès. Les sénégalais ont une tendance pathologique à soutenir un « persécuté politique ». Et les politiques ne se privent plus des retombées d’une telle situation, quoi qu’elles puissent être éphémères. La démission de Djibo KA du PS lui avait valu un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, Moustapha NIASSE avait suffisamment de voix en 2000 pour devenir le premier Chef du gouvernement de l’alternance et Idrissa SECK s’est placé second à l’élection présidentielle de 2007. Il convient dès lors de préciser que ces fortes ascensions ont toujours été suivies par de rapides déchéances.

 

Macky SALL et ses ouailles doivent se rendre compte que la population n’est pas de leur côté juste pour leurs beaux yeux mais parce que des principes de droit sont entrain d’être bafoués et des règles du jeu démocratiques faussées dans le seul but de mettre en orbite un tel ou tel autre prétendant à la magistrature suprême. Pour avoir tout perdu depuis l’arrivée de l’alternance les sénégalais refuseront d’aliéner leur droit à choisir leur Président de la République. 

 

Par moussa kane
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 10:29

Les Sénégalais sont maintenant édifiés. Le fils veut succéder à son père. En effet, Karim WADE a pris goût au pouvoir en fréquentant assidûment son père. Ainsi, il est entrain de se donner les moyens -matériel, humain et financier- pour y accéder. A y voir de prêt, l’homme a tout pour devenir le quatrième Président de la République dans l’histoire du Sénégal. Cependant, il lui manque cette petite quelque chose indispensable voire obligatoire pour un homme public : le charisme. Cette qualité qui permet à une personne de séduire, d’influencer et de fasciner les autres par ses discours, son tempérament, ses attitudes et ses actions.

N’est pas plus aveugle que celui qui refuse de voir les réelles intentions de Karim WADE. Le fils du Président veut succéder à son père, devenir calife à la suite du calife. L’homme a très tôt goutté aux délices du pouvoir et des facilités qu’il confère. Par conséquent, il serait difficile pour lui de retomber dans l’anonymat  quand Gorgui ne présidera plus aux destinés de la nation sénégalaise. Pourquoi ne pas tenter le coup à un moment où la succession est des plus ouvertes ? Surtout qu’il pourrait bénéficier d’un poucet de papa. Ne sommes nous pas en Afrique berceau du tripatouillage constitutionnel et des entorses à la volonté populaire ? Le journaliste Mame Less Camara, Directeur de la radio Océan FM, est d’avis que Karim doit être vu comme un dauphin et qu’une procédure de dévolution du pouvoir est engagée en sa faveur. 

 

Qu’a cela ne tienne Karim WADE est entrain de faire un véritable forcing communicationnel pour entrer dans les grâces du peuple électeur. D’aucuns disent que Richard ATTIAS prêterait main forte au leader de la Génération du Concret. En tout cas un intense lobbying a permis à Karim de figurer dans le select club de " Jeune Leader Mondial" (JLM) qui se défini comme un réseau  de pairs issus de domaines et d’horizons aussi divers que variés, avec des opportunités hautement visibles pour pouvoir intervenir de façon significative sur les affaires du monde et changer l’agenda mondial.  Voilà, virtuellement, ce que représente le fils de Viviane WADE sur l’échiquier mondial.

 

Il faut reconnaître que la grande offensive en terme de communication provient du  magazine Jeune Afrique qui avait ouvert le bal en faisant figurer WADE fils dans la liste des « 100 personnalités qui font l’Afrique ». Ce même Jeune Afrique qui n’hésite pas à lui dédier de nombreux articles notamment une enquête flatteuse de Marwane Ben YAHMED alors qu’il était en pleine brouille avec le Président de l’Assemblée Nationale qui souhaitait le voir à l’hémicycle pour une séance d’explication sur les chantiers de l’ANOCI. Cela « pue » la manipulation comme disent certains journalistes.

 

Pourquoi Karim n’a pas répondu à l’invite des élus ? Craignait-il que ses compatriotes découvrent qu’il ne maîtrise pas le wolof ? L’on ne saura jamais car aucun parlementaire libéral n’osera rééditer l’invitation après la réaction épidermique de la famille WADE – le cousin  Doudou (Président du Groupe Parlementaire) et le père Abdoulaye (Chef de l’Etat)- qui avait fait vaciller le présidium de l’assemblée Nationale. Donc à défaut d’avoir une nette idée sur la « wolofité » de Karim, considérons qu’il fait partie de ces sénégalais d’ethnie toubab comme le proclame sa maman qui à l’occasion d’une visite à l’Hôpital Albert Royer nous a gratifié de trois mots wolof. Comme pour démontrer aux sceptiques que si la franco-sénégalaise s’exprime dans la langue nationale le sénégalo-français  le peut aussi.

 

La route du palais est parsemée d’embûches pour Karim WADE qui tente, peu ou prou, de les esquiver. La blancheur de sa peau ne jouant pas en sa faveur, il opte pour un habillement traditionnel. Une façon de montrer aux gens qu’il est culturellement ancré et qu’il est sénégalais à 100 % : "je suis heureux d’être parmi ma famille, la banlieue". Cette phrase n’est pas fortuite comme le lieu où il a été prononcé. La banlieue représente le tiers de l’électorat national. Loin de moi toute idée de dénier à Karim WADE sa nationalité sénégalaise et son droit de briguer les suffrages des sénégalais. Bref, qui gagne la banlieue, gagne les élections. Pour une première sortie les choses semblent lumineuses. Aussi lumineuse que le manque de charisme de Karim WADE.

 

Le discours prononcé à Guédiawaye et celui de Darou Khoudoss dans le cadre de la recapitalisation des ICS ont permis de me faire une idée sur ce point. Contrairement à son père qui bénéficie d’une aura naturelle qui lui permet de convaincre, fédérer ou rallier des personnes à sa cause, Karim WADE développe une timidité maladive. Il apparaît comme une personne qui n’a pas confiance en lui. Ses discours sont souvent alambiqués. Il bute sur les mots. L’homme manque d’assurance. Devant un public il perd tous ses moyens. Il donne l’impression de quelqu’un qui demande une considération autre que celle dont il bénéficie actuellement (on le considère comme le fils du Président qu’il est).

 

Lors de ses sorties publiques Karim WADE a tendance à créer une énorme distance entre lui et son auditoire. De temps en temps, il se retourne  pour fuir les regards pesant  du public. Il donne l’impression de fuir l’auditoire comme s’il avait peur d'être critiqué et jugé, et donc de ne pas être aimé. Une  dépendance aux regards des autres qui exprime un défaut d'estime de soi. Timidité, doutes et  hésitations transparaissent dans son message et dans sa posture.

 

Le profil  d’homme dynamique qu’on lui a taillé est imaginaire et ne correspond pas au vrai Karim WADE. Ainsi, dans une de ces livraisons le journal panafricain CONTINENTAL mentionne «depuis sept ans qu’il est aux côtés de son père, Karim WADE, autrefois expert en finances à la City de Londres –ses détracteurs prétendent qu’il n’y était que guichetier!–, a soigné son image d’homme moderne et de jeune cadre compétent et dynamique. C’est aussi une icône du jet set. L’homme s’affiche avec son ami le roi du Maroc, Mohammed VI, dont il partage la passion pour le jet ski et les échecs. ». Karim WADE n’a pas ce magnétisme qui fait drainer des foules. Il n’a pas la force brute qui lui permet de prendre une ascendance naturelle sur les gens.

 

Cette image de jeune dynamique a été spécialement forgée pour Karim WADE (avec la page WADE, les sénégalais seront attirés, aux prochaines élections présidentielles, par un candidat jeune, dynamique et expérimenté).  Cependant, ce dernier n’arrive pas à l’entretenir. Ce masque va tomber au fur et à mesure que son implication politique sera plus soutenue.  On peut mettre des années à construire une image mais il suffit juste d’une prise de parole en public ou d’une sortie médiatique pour que tout s’envole. Karim ne pourra continuer à cacher son manque de confiance et sa timidité. Tous les sénégalais sauront que l’homme a le trac en face d’un public.

 

Karim WADE est sous la menace du « syndrome Ottinger » en référence à ce jeune candidat au titre de sénateur de l’Etat de New York en 1996. Incapable de se défendre au cours d’un débat à trois, il a vu son image de jeune manager dynamique s’effondrer comme un château de carte. Les symptômes de la maladie sont visibles. La maladie ne tardera pas à se répandre comme un secret de polichinelle même s’il refuse de faire de récurrentes sorties.   

 

Tant qu’on y est pourquoi Karim ne défend jamais son père ? Le conseiller financier de Gorgui devrait avoir des arguments bétons pour nous expliquer la situation du pays face à cette crise et les moyens misent en oeuvre pour l’obtention de ressources monétaires.  Apparemment, le « watch dog » du Président de la République - «Il m’a d’abord servi de “watch dog”. Il m’alertait sur certains trafics. Puis, il m’a apporté son expertise financière. Dès qu’un investisseur m’approchait, je lui transmettais son dossier. Ensuite, je l’ai chargé des relations avec certains pays arabes. Je lui ai mis le pied à l’étrier et il a tout de suite été adopté. »-  a perdu son flair en fourrant son museau dans les pétrodollars de Dubaï. Les dossiers qu’il a piloté particulièrement les chantiers de l’ANOCI, la 3éme licence de téléphonie et l’Aéroport de Ndiass sont indexés ou au point mort.  

Par moussa kane
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 12:55

La lettre postélectorale de l’opposition sénégalaise peut être considérée comme le premier facteur de blocage du dialogue politique. Me Abdoulaye WADE n’a pas digéré l’attitude de ses challengers qui, au lieu de le féliciter comme l’avait fait Abdou DIOUF en 2000, lui ont contesté toute légitimité populaire. Laquelle légitimité ne représente rien si l’on tient son pouvoir de Dieu. Cela expliquerait-il les tendances hégémonistes du Président? Tout porte à le croire.

Les Assises nationales ont eu le pouvoir de dévoiler un pan important de l’inconscient présidentiel. On sait maintenant comment Abdoulaye WADE appréhende sa relation avec le pouvoir. Lapsus ou manifestation d’un refoulement, quoi qu’il en soit, nous sommes tous avertis ; le pouvoir de WADE nous est transcendantal. Ce pouvoir, il l’a reçu de DIEU : "… il s'agit là d'une opération anticonstitutionnelle visant à renverser mon régime. D'ailleurs, ils ne réussiront pas à me renverser, car c'est Dieu qui m'a mis à cette place...». Qu’est ce qu’il faudrait comprendre par là ?

Le président de la République a au travers de la gorge la non reconnaissance de sa victoire par la majorité de l’opposition qui lui avait adressait une lettre de protestation. Avec 55,90%, WADE avait gagné la dernière présidentielle sans pour autant passer par le deuxième tour. Un score que certains voyaient comme le fruit d’un hold up électoral légalisé par le Conseil Constitutionnel qui avait déclaré le leader de la coalition SOPI vainqueur des joutes. WADE n’a pas pardonné à ces gens d’avoir souillé sa victoire devant le peuple et la communauté internationale. Ces derniers ont clamés que le pouvoir libéral est certes légal mais illégitime car la volonté populaire a été spoliée. Après avoir laissé à Ousmane NGOM, estampillé Ministre de l’Intérieur à l’époque, pour répondre à la relation épistolaire de l’opposition le Président de la République a joint sa voix à cette polémique en proclamant qu’il ne doit sa position présidentielle qu’à DIEU.

Selon certains penseurs, Dieu n'est pas en contradiction avec la notion de pouvoir politique. Au contraire, Dieu peut permettre de définir un droit politique absolu. Dieu comme source légitime du pouvoir correspond à la théorie absolutiste de l'Etat, qui n'exclut pas la fondation ou la raison du pouvoir. A cette théorie s'oppose celle selon laquelle le pouvoir est l'émanation du peuple. Et cette dernière théorie est en parfaite adéquation avec les principes de démocratie qui sous-tendent les sociétés humaines contemporaines. Avec cette réaction le Président de la République a mis en berne le seul moyen d’ascension politique qui vaille en démocratie ; la volonté populaire. Dans le système démocratique, la légitimité vient essentiellement des élections. WADE tire son pouvoir de DIEU. Son pouvoir est dès lors sacré, et il n'a de compte à rendre à aucun humain. Son pouvoir est, par conséquent, absolu. Il est donc souverain en ses décisions comme en ses actes. Son pouvoir ne doit subir ni condamnation ni limite. Ce qui expliquerait aujourd’hui les relations heurtées entre WADE et toute personne désireuse de s’élever contre ses positions.

De la population en général et des vaincus de la dernière présidentielle en particulier le Chef de l’Etat n’attend qu’une obéissance. Toute espèce de révolte contre l'autorité est condamnable chez WADE. Voilà ce qui explique, en partie, que WADE soit réfractaire aux Assises nationales. Un pouvoir au relent divin ne doit souffrir d’aucunes contestations du fait qu’il est détenu par un esprit éclairé. Tout le monde doit se mettre aux pas. Point de débats contradictoire. Le conseil donné par Mbaye Jacques DIOP aux animateurs des Assises sied parfaitement à la situation : « Taisez-vous ! Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires … ». Depuis quand dans une démocratie le fait d’être minoritaire ne confère pas de droit ? Sauf si l’on est dans un Etat où toutes les institutions sont accaparées par le pouvoir en place. Notre Président n’a jamais caché son penchant pour un césarisme –éclairé-. Que tous les pouvoirs soient concentrés entre ses mains avec le consentement et l’appui du peuple. Dans les faits, la pratique du pouvoir par WADE n’est pas loin de ce régime antidémocratique en l’absence du seing populaire. Rien ne lui échappe. Il est l’alpha et l’oméga. Avant lui c’était le désert total, après lui ce sera le Sénégal des routes de dernière génération, d’hôtels flambant neufs et d’un nouveau gotha de riches. Depuis très longtemps le Sénégal est tombé dans le patrimoine de WADE. Les biens de l’Etat sont à lui, les citoyens sénégalais sont ses enfants. Il y représente le pater familias.

Cette phrase du responsable politique libéral de Kaffrine devrait nous édifié davantage sur la conception que nos gouvernants ont de l’Etat : « considérant que c’est une attaque frontale contre notre République, contre notre Etat, j’estime que quand quelqu’un est coupable de coup d’Etat, est reconnu comme étant instigateur d’une subversion, quand quelqu’un mène des actions séditieuses, forcément, il faut que la loi reste rigoureusement appliquée ». Cette appropriation de la République et de l’Etat en général est le lit de toutes les entorses aux règles démocratiques. Ce pays est devenu le leur et ils en disposent comme ils veulent. Les deniers publics, les réserves foncières, les libertés individuelles et collectives, tout y passe.

En somme, l’Etat c’est WADE. Au gré de ses humeurs il change la constitution, renvoie les élections, emprisonne les citoyens, décrète la fermeture de station radio. Un pouvoir conféré par Dieu doit s’imposer aux simples mortels. Avec une légitimation divine de son pouvoir faudrait-il comprendre que WADE est résolu à garder le pouvoir envers et contre tout. S’il tire son pouvoir de Dieu alors les humains ne sont pas à mesure de le lui retirer, qui plus est, par l’entremise de l’élection qui se présente comme le seul moyen viable et autorisé en démocratie. WADE n’étant pas immortel, il songerait, sûrement, à passer le relais à un dauphin trié sur le volet. La piste de Karim serait pour la majorité des sénégalais la plus probable pour ne pas dire la seule. Wait and see.

Par moussa kane
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 11:53

L’opposition a tenu, vaille que vaille, à organiser ses assises nationales en association avec d’autres segments de la nation. Le « ndeup collectif » a démarré avec son lancement officiel le dimanche 1er juin 2008 dans la salle de conférence du Méridien Président. Ce qui a foncièrement déplu au Chef de l’Etat. Me Abdoulaye WADE ne s’est pas seulement limité à décliner l’invite des organisateurs mais il a menacé quiconque aurait participé à ces assises. Quand les libertés sont étouffées, la démocratie ne peut qu’en pâtir. Sans la liberté la démocratie n’existe plus, alors s’installe la « démocrature ».

 

 

 Les Assises nationales de l’opposition sont maintenant effectives. Lancées qu’elles étaient, en grandes pompes, par leurs initiateurs dans la luxueuse salle de conférence du Méridien Président. Les initiateurs de la manifestation ont mobilisé de grosses personnalités issues des sphères politiques, économiques, médiatiques, diplomatiques, religieuses et de la société civile. Il ne manquait que WADE, son gouvernement, son parti et ses alliés pour qu’aucun doute ne plane sur le caractère national de ces assises. Mais qu’importe ! Chacun a le droit de choisir, selon son intime conviction, de participer ou de ne pas participer à cette thérapie de groupe.

 

En effet, l’exercice d’une liberté dans toute sa plénitude est un gage d’une bonne santé démocratique. La liberté est un indéterminisme, une indépendance, une autonomie. Le citoyen, dans le respect des lois et règlements en vigueur dans le pays, a la latitude de choisir ce qu’il veut faire sans être inquiéter.    

 

Le respect de cette liberté et les droits du citoyen sont, selon le préambule de la constitution sénégalaise,  la base de notre société.  Cette même constitution, en son article 7, appelle l’Etat à respecter et à protéger la personne humaine à qui elle confère un droit à la vie, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, etc. Par ailleurs,  l’article 8 de la Charte suprême stipule que « la République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont précisément les libertés civiles et politiques : liberté d'opinion, liberté d'expression, liberté de la presse, liberté d'association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation ».

 

Au vu de la situation actuelle du pays de telles dispositions sont gravement violées par celui qui en est le garant. En menaçant certains participants à ces assises nationales le Président de la République foule du pied la Constitution qu’il avait lui-même édictée et soumise à l’approbation populaire en 2001. "Que tous ceux qui se disent mes amis ne se rendent pas à cette manifestation. Je parle des chefs de partis politiques, des chefs religieux qui sont proches de moi, des chefs d'entreprises etc. Car il s'agit là d'une opération anticonstitutionnelle visant à renverser mon régime. D'ailleurs, ils ne réussiront pas à me renverser, car c'est Dieu qui m'a mis à cette place... J'invite donc mes amis à ne pas s'y rendre ». Ceci en dit long sur la suite des événements. WADE s’est voulu très limpide : « que personne ne vienne me dire après que je ne savais pas ». Certainement quand il brandira le bâton contre ceux qui ont bravé son autorité.

 

Farba SENGHOR, le plus virulent pourfendeur de ces assises nationales, a ouvertement attaqué Mansour KAMA, Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal, en appelant les Directeurs Généraux des sociétés publiques et parapubliques (La Poste, Sénélec, Sonatel, Pad, Sde, etc) et les sociétés privées dont les dirigeants sont proches de l’Etat (CCBM, Satrec...) à prendre leurs responsabilités en quittant cette organisation patronale. Le chargé de la mobilisation et de la propagande du PDS estime  que M. Mansour Kama a posé un acte de défiance vis-à-vis de l’Etat en participant aux assises.

 

Inconsciemment le pouvoir en place participe à donner de l’envergure à ces assises nationales. En criant sur tous les toits son « assisophobie » et en proférant des menaces publiques, Me WADE montre, contrairement à ce qu’il allègue, que ces rencontres le perturbent. En quoi la participation de Mansour KAMA serait-il un frein au développement économique du pays ? La CNES a jugé opportun de siéger dans le bureau de ces assises. Ils sont dans leurs droits dès lors qu’aucune loi ne l’interdise. Quand le Conseil National du Patronat a décidé de se retirer cela n’a nullement ému les organisateurs de ces assises. Que l’Etat fasse pareil. La démocratie ne rime pas avec la pensée unique. C’est la multiplicité des pensées et idées contradictoires qui est le socle de la démocratie. C’est à partir de la contradiction que jaillisse la lumière.

 

L’on nous apprend que la maison du Président de ces Assises nationales en l’occurrence Amadou Mactar MBOW a été délestée. Des individus lui ont privé d’électricité en sabotant le poteau d’alimentation. Penda MBOW n’a pas aussi échappé à la furia. Il serait difficile de ne pas indexer le régime et ses affidés. Avec leur avènement la violence politique a atteint des cimes jamais égalées.       

 

Les menaces, les intimidations et les emprisonnements sont monnaies courantes sous le règne libéral. La liberté de la presse en a pris un sacré coup. Plusieurs journalistes ont été agressés, d’autres ont été menacés et une correspondante étrangère a été expulsée du pays. Des journalistes sénégalais ont été convoqués à la DIC et soumis à de rudes interrogatoires . L’opposition aussi n’a pas été épargnée. Des leaders politiques ont été agressés, écroués ou attraits devant la justice pour des broutilles. Dans ce pays le droit à la marche a été bafoué à plusieurs reprise. Ceux qui ont osé passer outre les interdits étaient réprimés par une police devenue violente ; les émeutes de la faim, la marche postélectorale de l’opposition. Le calendrier électoral a souffert de reports et autres renvois. Avec cette liste non exhaustive des méfaits de WADE, l’on ne saurait continuer à parler de l’exception sénégalaise en matière de démocratie. Faire allusion à la démocratie pour le cas du Sénégal serait une grave forfaiture.

 

Nous en sommes à une  « DEMOCRATURE » (ou « DICTOCRATIE »). Celle-ci désigne un régime qui, sous l'apparence d'une démocratie, fonctionne en réalité comme une dictature. Une constitution est en place, des élections ont lieu régulièrement, la liberté d'expression est garantie dans les textes, cependant les élites en place manipulent ces institutions afin de conserver leurs privilèges. Cela peut être aussi le cas lorsqu'il existe une collusion entre les médias et le pouvoir en place. Cette définition ne recoupe t-il pas le cas du Sénégal ? En effet, le régime sénégalais se pare de facette démocratique mais au fond fonctionne comme une sorte de dictature. Les pressions faites sur les participants à cette assise nationale en sont une parfaite illustration. L’inexistence d’un dialogue politique et social pérenne, la gestion solitaire du pouvoir, les institutions qui ne fonctionne que pour maintenir un homme et son groupe au pouvoir. Nous avons quitté depuis longtemps les sentiers de la démocratie. Nous avons emprunté, sans nous en rendre compte, la voie de la « démocrature ».

 

Le constat est amer mais c’est la réalité. Le Président de la République a raté le coche. Les chantiers institutionnels (lutte contre la corruption et les détournements de dénier, renforcement des acquis démocratiques, renforcement de l'unité nationale, etc) ont été méprisés au profit des chantiers inachevés de l’ANOCI et de l’autoroute à péage. Et aujourd’hui on s’en prend à la liberté des citoyens affamés après les avoir traité de paresseux. Le pire reste à venir. Alors, nous devons nous souvenir de ces paroles d' IGNAZIO SILONE: « la liberté n’est pas une chose dont on vous fait cadeau, on peut vivre en pays de dictature et être libre : il suffit de vivre contre la dictature. L’homme qui pense avec sa tête à lui est un homme libre. L’homme qui lutte pour ce qu’il croit juste est un homme libre. On ne va pas mendier sa liberté aux autres. La liberté, il faut la prendre »

 

 

Par moussa kane
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